Les talismans
   

Lors des consultations, au centre, le docteur M.C. Maniette, a constaté que les petits enfants portaient des talismans qui ont des vertus protectrices. Elle a posé des questions aux mamans pour savoir de quoi ils les protégeaient.

Certains enfants ont une protection autour de la taille contre le paludisme ; autour du cou, un collier de perles blanches alternant avec des nœuds pour les dents et une pochette de cuir contre la fièvre.

L'animatrice explique plusieurs choses au médecin :

"Quand on pense que l'enfant est un revenant, on lui met des cauris (coquillages) en boucles d'oreille, ou un clou au pied, pour lui demander pardon et le faire rester."

Les mères pensent que les rapports sexuels doivent être bannis pendant un à deux ans après l'accouchement : "ça gâte le lait, le lait n'est plus pur, l'enfant tombe malade (il fait des diarrhées)" donc pour protéger le bébé d'une contamination par le mauvais lait, on met autour de sa taille un morceau de pagne qui sert de protection à la maman.

Certains enfants portent des bracelets de corde au poignet pour éviter "la fontanelle qui se creuse"

Le bébé de Safata porte un bracelet de pied pour qu'il marche.

Zoenabou a mis à son enfant un collier de taille avec un talisman en bois pour prévenir la maigreur et contre la parole des gens.

Toutes ces coutumes sont encore très présentes et il faut jouer entre tabous, médecine traditionnelle et médecine moderne.

 
talisamans burkinabés
   
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  Ouahigouya
   

Nom : « Prosternez-vous devant moi ! »
Activités : Élevage, cultures vivrières, pas d'industries.

Ouahigouya est le chef-lieu de la province du Yatenga, au nord du Burkina Faso, près de la frontière du Mali (50 km). À 181 km au nord-ouest de Ouagadougou par la N2.
C’est une petite ville d'environ 42 000 habitants, la quatrième du pays par ordre d'importance, après Ougadougou, Bobo-Dioulasso et Koudougou. Le niveau de vie est parmi les plus bas de toute la planète.

 
ouahigouya
Jour de marché
   
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  Le Burkina Faso
   

Nom officiel : République démocratique et populaire du Burkina Faso, ancienne Haute-Volta.
« Pays des hommes intègres »

Capitale :
Ouagadougou (environ 1 million d’habitants), au centre du pays, chef-lieu de la province du Kadiogo.
Population : 11 856 000 habitants (Burkinabés)
Langue officielle :
français
Monnaie : franc CFA

Enclavé dans les terres de l’Afrique occidentale, le Burkina Faso (anciennement Haute-Volta) accéda en 1960 à l’indépendance, ce qui mit fin à la domination française. L’essentiel des territoires du Burkina Faso s’étendent en bordure méridionale du Sahara, dans la partie centrale du Sahel.
Après l’indépendance en 1960 et après quelques coups d’Etat militaires,
le pays a retrouvé sa stabilité politique. Le Burkina a accédé à une démocratie en 1991 avec une constitution, un régime d’assemblée et le multipartisme. En 2006, Blaise Compaoré a été réélu Président du Burkina Faso.
L’économie repose essentiellement sur l’agriculture. Le climat tropical est marqué par une longue saison sèche et une saison humide avec des précipitations irrégulières de juin à octobre.

 

carte Burkina Faso
carte du Burkina Faso,
un clic sur la carte vous l’agrandira.

   
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  La Region du Centre
   

Région des grandes rencontres et du tourisme d'affaires, Ouagadougou, la capitale et ses environs offrent de nombreuses curiosités très prisées: le musée de Manéga, les mares aux crocodiles de Sabou et de Bazoulé, le jardin de granit sculpté de Laongo, le quartier des artsites bronziers de Niogsin, le ranch de gibier de Nazinga avec une faune sauvage abondante.

L'habitat Kassena de Tiébélé sont autant d'attraits de cette région. Ouagadougou est également célèbre pour son festival panafricain de cinéma ( le Fespaco) et son salon international de l'artisanat africain (SIAO).

 

   
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  La région de l'Ouest
   

C'est la région du tourisme de découverte et de villégiature. Bobo Dioulasso deuxième ville du Burkina et important centre agro industriel est réputé pour ses sites naturels et ses traditions millénaires.Son nom traditionnel est Sya. Les principales curiosités qui vousfascineront sont les suivantes:la Cathédrale, le marché aux poteries, les vieux quartiers comme Diolassouba. Dans la proche banlieue vous avez des choix multiples: une baignade à la guiguette, une visite à la mare aux hippopotames, une excursion dans les villages trglodytes de Koro, Pala, Koumi. L'Ouest burkinabé est la zone pluviométrique et forestière par excellence d'où l'importance des forêts, cours d'eau, des cascades comme à Tengrala, Karfiguela, à Banfora. Des curiosités géologiques s'offrent aussi aux yeux des visiteurs comme les dômes de Fabédougou, les pics de Sindou . Le mythique pays de Lobi et Dagari ouvre de plus en plus aux voyageurs ses musées, ses sanctuaires, ses lieux de culte absolument magnifiques.

 

   
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  Le Sahel Burkinabé
   

Mystérieux, étrange, superbe et séducteur, le Sahel est aujourd'hui encore traversé par des caravanes de chameaux, mais, de plus en plus, également, par des caravanes motorisées. C'est le pays des Touaregs, des Peulhs et des Bella. Le pays des peuples nomades qui mènenet leurs troupeaux de puits en puits. Le visiteur n'oubliera jamais le souvenir que lui laissera la visite des dunes de sable et le sanctuaire d'oiseaux d'Oursi, le ranch de Markoyé, les gravures rupestres de Pobe Mengao et d'Arbinda et entre autres marchés multicolores de Gorom-Gorom de Markoyé.

 

   
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  Ambassade
   

Ambassade et office du tourisme du Burkina Faso
159, bd Haussmann - 75008 Paris
Métro : Miromesnil
Tél. : 01 43 59 90 63

 

 

   
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  Les bronzes du Burkina Faso
   

Les bronzes du Burkina Faso sont très réputés ; connaissez-vous la technique de la cire perdue ?

L'atelier Derme de Ouagadougou fournit des bronzes renommés dans toute l'Afrique de l'Ouest. Ils sont transportés par les commerçants Haoussa, Wolofs et Dioula, mais sont aussi très appréciés en dehors du continent.

La technique de la cire perdue :

• Ils utilisent la technique de la cire perdue. La cire d'abeille est achetée en brousse à des fabricants d'hydromel et cette cire est fondue sur la place du marché à Ouagadougou. En s'inspirant des scènes de la vie rurale des Mossi, le modeleur fabrique une pièce en cire qu'il fera chauffer au soleil avant de la laisser refroidir.

•  L'argile séchée au soleil et enrichie de crottin de cheval et d'âne enrobera la pièce en cire et constituera ainsi le moule dans lequel sera coulé le bronze.

• Ces moules seront ensuite cuits au feu de bois. Sous l'effet de la chaleur, la cire devenue liquide pourra être extraite le bronze qui sera coulé dans les moules en argile, est issu d'objet de récupération divers : bracelets, pièces, robinets… Le bronze est fondu dans des creusets appropriés, qui peuvent résister à une température qui montera jusqu'à 1000°C.

• Une fois le bronze fondu à haute température, on le coule dans les moules en argile. 30 minutes après, on plonge ces moules dans de l'eau froide. L'amplitude de température fera éclater les moules : apparaîtront les figures de bronzes, qui devront être ébarbées, polies, et lavées avant d'être présentables

Les plus vieux bronzes d'Afrique ont été fondus il y a 4 500 ans. Le travail du bronze était plutôt un art de cour. Cet alliage était un produit rare et plutôt recherché. Au 10e siècle de notre ère, la civilisation d'Ifé (Nigéria du sud) connaissait le travail du bronze. Selon la tradition, au 13e siècle, un fondeur venu d'Ifé apprit aux artisans du Bénin l'art du bronze par le procédé de la cire perdue et les artisans du Burkina-Faso ont repris ces techniques et les diffusent dans le monde entier.

 

enfants mossi

   
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  Principaux problèmes de santé au Burkina Faso
   

Malnutrition endémique très élevée, aggravée lors des périodes de sécheresse (fréquentes depuis ces dernières années) qui engendre notamment :

Carence en micronutriments : L’anémie nutritionnelle constitue un grave problème de santé publique à travers le Burkina Faso. 70 % chez les enfants de 0 à 5 ans, 54 % entre 6 et 15 ans, 35 % chez les plus de 15 ans. La prévalence du goitre est supérieure à 30 %, notamment dans la province du Yatenga. L’avitaminose A, liée à la faible consommation d’aliments riches en vitamine A et en carotènes est aussi un problème de santé publique au Burkina. La cécité est répandue chez les enfants de tous âges et notamment en période de soudure (février-mars et juin-juillet).

Le kwashiorkor : résultat d'une carence protéique avec l’apparition d’œdèmes et d’une altération de la peau. Cette carence se manifeste surtout après le sevrage chez les enfants entre 18 et 24 mois.

Maladies parasitaires : onchocercose, trypanosomiase, paludisme, bilharziose.

Épidémies : notamment les méningites qui se déclarent tous les 5 ans, comme dans toute l’Afrique de l’ouest.

Sida : drame social, car il n'y a pas de prise en charge réelle à cause du coût très élevé du traitement, sauf par quelques rares associations limitées dans leurs moyens.

 
enfant malade
Enfant suivi par le Centre
   
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  La perception du nouveau né chez les Mossi
   

D'abord quelques chiffres ; d'après une enquête démographique et de santé du Burkina Faso en 1993, les musulmans s'élèveraient à 56% de la population, les catholiques 17%, les protestants 3% enfin les animistes 24%.
En fait l'animisme se mêle, bien souvent, aux religions officielles et les croyances traditionnelles affleurent en permanence dans les pratiques culturelles (l'animisme Mossi s'est mêlé aux rites modernes, essentiellement l'Islam chez les Mossi du Yatenga)

Conception de l'enfant chez les Mossi traditionnels
Pour A. BADINI dans son ouvrage «  La représentation de la vie et de la mort chez les Moose traditionnels de Haute Volta .1973. »

«  Personne ne peut affirmer que l'enfant qui naît est venu pour toujours, puisque l'on pense qu'il est un KINKIRGA incarné - singulier de KINKERSI, incluant les notions d'esprit et d'ancêtre – dont les exigences et les caprices parmi les hommes sont si difficiles à satisfaire que l'on n'est jamais vraiment sûr de garantir son maintien dans cette forme d'existence. C'est ce qui hypothèque la joie que procure la naissance.
Assimilé d'entrée à un esprit, provenant du monde des forces invisibles, l'enfant apparaît doué des mêmes qualités que l'ancêtre qui participe en lui/ Il dispose alors d'un pouvoir supérieur qui lui permet de résister et de lutter pour sa survie s'il le veut bien.
Les dents constituent le premier élément dur dans «  cette boule d'eau » qu'est le bébé et marquent la volonté de l'esprit-génie- de rester auprès des hommes et son renoncement à repartir dans l'autre monde.
Il quitte sa condition « d'eau » sa relation directe avec le cosmos, pour devenir un être social qui s'éloignera de plus en plus de sa mère pour s'insérer dans le cercle plus grand de la famille, puis, du village. »

croyance et sevrage
Si les dents apparaissent, d'abord, sur la mâchoire supérieure, cela constitue un désordre. C'est un mauvais signe que l'on soupçonne d'entraîner la mort du père si des rites de réparation ne sont pas accomplis.

Cette capacité de l'enfant à agir sur son destin dans les premières années de sa vie s'atténue par l'accès à l'autonomie alimentaire et par la maîtrise du langage. Tant qu'il n'est pas sevré, il n'est pas assimilé à un être humain, mais plutôt à un génie appelé KINKIRGA ;

Le sevrage correspond à une rupture avec le monde des génies. Une fois l'enfant sevré, la maladie ne sera plus interprétée chez lui comme un retour volontaire dans l'autre monde.

Pour A. BADINI (Naître et grandir chez les Mossis traditionnels- Ed. Sépia ADDB 1994) toutes les actions des parents sont orientées pour satisfaire l'enfant, et, la peur de faire une bêtise est permanente : ceci est rapporté à des obligations et des interdits alimentaires.

 

enfants mossi

   
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