Vous souhaitez nous donner votre avis sur un sujet particulier, partager une information : rien de plus simple, envoyez-nous un courriel.
 
  Hommage à Claude Landez
   

Le fondateur et le président deTAA (TransAfrica Association), nous a quittés il y a déjà plus d’un an (12/11/2008) entouré des siens.

Son constant engagement depuis deux décennies, pour aider selon ses compétences propre, le Burkina Faso, en tant que chef d’entreprise et prothésiste dentaire, a abouti à la réalisation d’un nombre impressionnant de missions aux 4 coins du pays, et à l’apport et l’installation de 27 équipements dentaires complets ainsi que d’un laboratoire de prothèse dentaire au CHR de OUAHIGOUYA.Mais les réalisation de TAA sont bien plus variées.

Tout cela est le fruit de l’engagement d’une espèce rare, générosité et altruisme bien dirigés, celui d’un couple que tous ceux qui ont le privilège de le connaître n’ont pu qu’aimer et admirer : Claude et Michèle, sa femme son alter ego.

Ma chance a été de croiser leur route à Ouagadougou en mars 1996, alors que je venais pour la première fois retrouver notre ami Lassara ZALA et découvrir son lieu de travail et sa famille : d’emblée la coopération a pu démarrer sur l’aide que TAA pouvait apporter à notre petite association, par l’envoi régulier de containers dont les Landez étaient familiers, et le tout premier envoi fut celui d’une énorme quantité de lait en poudre pour nourrissons, entre autres : passager non clandestin du container de TAA.

Jamais au cours des années qui ont suivi, il n’y eut le moindre nuage dans cette relation, et TAA a intensifié son aide au moment de la création du Centre Médical par Actions Afrique, prenant en charge, entre autres, la réalisation et les frais de fonctionnement du CREN, annexe vitale du CMPP.

Claude n’a pas ménagé sa santé, une grave atteinte cardiaque nécessiatant une intervention à très haut risque au début de l’été 2008 lui a été fatale. Michèle n’a pas laché prise, elle continue.

Tous ceux et toutes celles qui soutiennent Persis Essonne doivent savoir à quel point ces relations généreuses et parfaitement désintéressées, empreintes de la plus grande simplicité, ont été précieuses pour l’association.

C’est l’occasion unique de témoigner notre gratitude, notre affection et admiration à Claude et à Michèle, que l’on ne saurait dissocier en aucun cas.

Xavier Baizeau
Co fondateur et ancien président de Persis Essonne

 
   
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Brève du Centre Médical Pédiatrique Persis de Ouahigouya
décembre 2009

   

 

Quelques nouvelles de la gestion du CMPP entre le 1 janvier et le 30 novembre2009

Dépenses Pediatrie 32 453 543                
Dépenses Laboratoire 6 543 354                             
Dépenses CREN 4 519 876                      
Dépenses Service generaux 16 757 770
Amortissements 15 192 083
Résultats 1 465 414
Total des dépenses 76 932 040                                

Participation des familles 32 106 200
Dons et subventions 33 802 098
Amortissement des subventions 11 023 742
Total des recettes 76 932 040

Vous pouvez vous rendre compte que la gestion s’est considérablement améliorée puisque de déficitaire, elle est maintenant bénéficiaire, bénéficiaire, non pas parce que les familles prennent mieux en charges les traitements des enfants hospitalisés, mais parce que nos amis du Nord nous apportent des aides plus importantes, 19,3% de ces aides viennent de personnes physiques et 80,7% de personnes morales.

La grande pauvreté touche de plus en plus les populations du Sahel, rappelez vous les émeutes contre la vie chère, et si, dans les années antérieures, les usagers pouvaient faire face aux frais de traitements des maladies plus ou moins bénignes et pratiquement jamais pour les maladies graves, cette année ils sont de plus en plus nombreux à ne pouvoir le faire. La consultation est facturée 1 000 FCFA et la journée d’hospitalisation comprenant tous les consommables médicaux et pharmaceutiques à 2 000 FCFA.

Nombre de consultations réalisées : 17 042
39,1% des malades réglent les consutations
Nombre de journées pédiatrie réalisées : 25 084
Nombre d'enfants hospitalisés en pédiatrie : 2 116
Dont 54 enfants décédés
DMS durée moyenne de séjour pédiatrie : 11,9
12,1% des journées réalisées sont payées
Nombre d'enfants admis au CREN : 380
Nombre de journées réalisées CREN : 5 711
89,4% des séjours CREN sont payés
Total depenses pédiatrie : 40 863 765
soit 1 629 FCFA la journée
Total depenses CREN 7 : 227 694
soit 1 266 FCFA la journée
Total des dépenses services généraux : 12 823 405
soit 416 FCFA la journée
Prix de revient journée pédiatrie : 2 045 CFA
Prix de revient journée cren : 1 682 CFA
Prix de revient d'un enfant CREN : 25 278
la famille ne règle que 5 000 FCFA
Prix de revient d'un enfant en pédiatrie : 24 248
la famille n’a règlé que 2 935 FCFA
1 euro = 655,957 FCFA

Le taux d’occupation de la pédiatrie dépasse les 245%, au cours de la saison du paludisme, c’est souvent plus de cent malades qui sont hospitalisés pour vingt huit places officielles et Zala, aidé de Nathalie voient, en consultation, une moyenne de quarante six enfants par
jours en plus des malades hospitalisés.

Amicalement à vous tous.

MC

 

photo

 

 

   
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Appel aux dons

   

Chers amis, vous pouvez envoyer vos dons à l'association avant cette fin d'année pour pouvoir bénéficier de la réduction d'impôts à hauteur de 75% de votre dons dans le cadre de votre prochaine déclaration d'impôts. (l'association Persis-Essonne est une association reconnue d'intérêt générale.

 

 

 

 

   
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Le problème des éléphants au Burkina Faso

   

La chasse aux éléphants était permise au Burkina jusqu'en 1960, puis cet animal faisant partie des espèces protégées, le pays a vu croître en 20 ans sa population. De 2 000 elle a passé à 4 000 ce qui fait du Burkina la plus grande réserve de ces animaux de l'Afrique de l'Ouest.

Mais cela ne va pas sans inconvénients. En effet les paysans se plaignent des dégâts occasionnés par le passage dans leur champ de ces quadrupèdes à trompe.

C'est à la saison des pluies et par conséquent des cultures que les éléphants quittent souvent leurs réserves et viennent piétiner soit un champ de maïs ou de mil. Après leur passage il ne reste plus rien.

D'après le site de abc Burkina le gouvernement du Burkina estime à plus de 300 000 € par an les dédommagements accordés aux paysans ce qui est un fort coût pour ce pays. En fait les paysans ne sont que très peu indemnisés.

Alors que faire ? Comment protéger les éléphants sans le faire sur le dos des agriculteurs burkinabés qui ont quelques fois du mal à nourrir leur famille ? La question reste entière pour le moment.

 

Eléphants

   
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  Une visite, ça vous dit ?
   

Nous vous proposons une petite visite du Centre Persis Burkina, pour en savoir plus sur son fonctionnement.

Alors, pour suivre le guide... cliquez sur l'image.

 

   
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  Des vidéos du centre sur internet
   

Vous trouverez sur le site video.google.fr des films d'environ 15 minutes sur le CREN.

video.google.fr

 
Centre médical pédiatrique Persis
   
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  Des travaux au Centre Persis-Burkina
   

Une nouvelle d'importance :
Une association strasbourgeoise s'est engagée à agrandir le Centre p édiatrique m édicalisé Persis. Les travaux ont débuté et le Docteur ZALA espère que cette extension sera terminée dans 1 ou 2 mois, celle-ci sera composée de :
1 salle de consultation supplémentaire.
1 salle d'échographie
1 bureau de secrétariat
1 bureau pour un deuxième médecin qui est absolument nécessaire devant le nombre croissant de consultations. Cepen
dant il faudra absolument trouver le financement pour le rémunérer.

Depuis quelques jours le Docteur ZALA est aidé par le Docteur MILA qui le seconde dans son travail. Ce dernier n'est pas un inconnu car il aide notre ami Lassara ZALA depuis plusieurs années. Cette fois ci son séjour sera de courte durée.

Autre nouvelle d'importance :
Un nouveau Directeur Général du Centre Hospitalier Régional de OUAHIGOUYA a été nommé par le Conseil des Ministres du Burkina lors de sa séance du 5 Février 2007, il s'agit de Monsieur SIE.
Nous espérons que les relations seront plus cordiales et plus efficaces qu'avec la précédente Directrice ce qui est indispensable à la bonne marche complémentaire des services de santé dans cette ville et région.

 
Centre médical pédiatrique Persis
   
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  La brève du Docteur ZALA : Le paludisme au CNPP
   

La plupart des décès de palu grave est due aux anémies sévères associées à la non-disponibilité du sang nécessaire aux transfusions. Il ya eu cette année un manque de sang un peu partout au Burkina et le Centre National de Transfusion sanguine de Ouaga n’a pu nous fournir les quantités souhaitées. C’est le Centre Hospitalier Régional de Ouhaigouya qui nous a fourni une bonne partie des poches nécessaires aux enfants hospitalisés. Depuis le départ de l'ancienne Directrice générale, les choses vont bien entre les deux structures, et c'est tant mieux pour les malades et nous. L'entente est toujours plus bénéfique que la mésentente...

Les nombreux cas d'anémie associés au palu nous ont étonnés au point de nous demander si la souche responsable du palu n'est pas devenue plus virulente, ou si, plus simplement, les parents n’ont pas attendu
trop longtemps avant de venir consulter. Cette hypothèse me semble la plus probable car les familles ont souvent peur de nous dire la vérité. Bref, il y a certainement quelque chose à faire concernant ces
anémies évitables, selon moi, dans la plupart des cas.

Amicalement à vous tous.

Lassara ZALA

 

docteur zala
Tableau de suivi de Mai à Octobre 2007
Cliquez sur l'image pour l'agrandir

   
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  La brève du Docteur ZALA : Le paludisme
   

Les cas de paludisme ont sérieusement baissé : 39% des gouttes épaisses sont actuellement positives contre 80% en septembre et 56% en octobre.

Depuis décembre, de manière inhabituelle, nous recevons beaucoup de cas de diarrhée/vomissements, une vraie épidémie, parfois 20 par jour ; impossible de préciser le type de microbe, mais il est probablement d'origine virale.

Ces gastroentérites sont sans gravités car les femmes ont appris à venir tôt ce qui nous soulage et montre bien que lorsque le coût des soins est réduit, les mères viennent sans trop tarder.

Depuis la fin des récoltes, mi-novembre, nous avons une augmentation sérieuse de malnutrition avec des formes très sévères pour lesquelles la phase primaire de réanimation donne peu de succès car les enfants arrivent avec peu de peau sur les os.

Les séjours du Docteur Mivelaz en novembre et du Docteur Vercherat en septembre nous ont fait le plus grand bien. Ils m'ont permis de souffler un peu.Tous deux ont été fort appréciés par toute l'équipe du centre et nous espérons les revoir bientôt.

Lassara ZALA
 
docteur zala
   
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  La brève du Docteur ZALA : Un Jeudi pas comme les autres
   

Les brêves de Novembre nous informent qu'au 30 Septembre:
- 431 enfants hospitalisés pour malnutrition grave; 540 journées de Pédiatrie et 2939 journées de Cren.
- 842 enfants pour diverses maladies dont 33,5% de déshydratation et 32,65% de Palu grave.

Prix de revient Pédiatrie: 4897FCFA = 7,46€

Prix de revient CREN : 2106FCFA= 3,21€

Un Jeudi pas comme les autres
Jeudi 18h00, cinquante septième consultation de la journée, "Docteur, Docteur, Ousséni le gardien ne va pas bien, il faut aller à la porte ! " Je me précipite et le trouve effectivement mal et très mal. Ce soir là, le Docteur Tamini, Gynécologue du Centre Hospitalier Régional est présente en plus du Docteur Tindano. Je reviens vite sur mes pas et leur demande de venir m'aider. Ousséni respire difficilement et murmure " je vais mourir". Je l'ausculte et trouve une expiration silencieuse.

Asthmatique, il s'agit d'une crise sévère, ne pouvant se tenir debout, les lèvres cyanosées, tout l'intérieur de la bouche bleu, il commence à perdre conscience. Rapidement nous lui administrons un corticoïde en I.V. suivi d'une perfusion de THEOPHYLLINE sans effet!!. Il s'enfonce dans le coma suivi d'un arrêt cadio-respiratoire. Le personnel commenceà pleurer sa mort, mais le Docteur Tamini trouve que son pouls bat par moment et nous décidons de le réanimer. Adrénaline intra cardiaque, massage cardiaque,ventilation au masque,aspiration pendant environ 7 minutes puis le pouls repart suivi peu de temps d'une respiration lente, spontanée (4 à 6 par minute) qui nous redonne espoir pour poursuivre jusqu'à obtantion spontanée, acceptable sous oxygène.Toutes les mamans des enfants sont dehors pour oserver la scène et nous encourager.

Transporté au service de médecine du CHR, je préviens le médecin du service qui nous attend pour une prise en charge immédiate, mais le service ne dispose ni d'oxygène ni d'aspirateur et il nous faut d'urgence retouner rapidemnet au Centre Persis chercher l'obus d'oxygène et l'aspirateur pour tenter de sauver notre gardien. Bien pris en charge,il sort de son coma 5 heures plus tard. Une chance que ce soir là il y ait eu 3 médecins au Centre Persis enplus de l'oxigène et de l'aspirateur.

Lassara ZALA

La morale de cette histoire authentique est qu'en plus de la qualification des médecins présents, vos dons de matériel ont sauvé la vie d'un homme.

 
   
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  Cuisine et boissons
   

Cuisine

Le Mafé
Ingrédients pour 6 personnes.
Viande: 1kg.(boeuf (ragoût) mouton (épaule) ou poulet)
3 ou 4 oignons
carottes: 500g
1/2 chou
5 tomates, ou 1/2 boîte de tomates pelées
Une petite boîte de concentré de tomates
Un Bouillon cube
Au moins 4 cuilleres à soupe pleine de pâte d'arachide,Sel, Thym, Laurier.Préparation (environ 4 heures)

Hacher finement les oignons et les faire revenir avec la viande. Ajouter les légumes coupés en morceaux et tomates, le sel et les herbes. Couvrir d'eau et laisser cuire à gros bouillons sans courcle (1h.environ, selon la viande.Ajouter la tomate concentrée et le bouillon cube délayés dans du jus de cuisson; laisser cuire environ 1/2 heure.Après l'avoir délayée dans de l'eau chaude pour qu'elle ne forme pas de grumeaux, ajouter la pâte d'arachides en remuant bien pour qu'elle se mélange parfaitement; continuer à cuire à feu vif jusqu'à obtenir une sauce épaisse (environ 1h, 1h30)Le plat est prêt lorsque l'huile d'arachides apparait en surface.Servir avec du Riz blanc.

Si le nom Mafé est Sénégalais le plat est lui du Burkina. Les légumes peuvent varier selon la saison ou les goûts: épinards, aubergines, patates douces.... on peut aussi ajouter un peu de poisson séché.

Le TO
C'est le plat familial, le plus consommé au Burkina faso.
Le Tô   est une pâte plus où moins solide obtenue par la cuisson de la farine de mil ou de maïs avec de l'eau.
La préparation du Tô implique de piler, vanner, laver le grain , de récupérer et de cuisiner les aliments qui vont constituer la sauce, essentiellement des feuilles de haricots, de courges, d'aubergines, ou de gombos, très exceptionnellement on ajoute un peu de viande ou de poisson séché.
Les enfants qui habitent en brousse et qui viennent à l'école, mangent pour la plupart 3 fois par jour du Tô , comme il n'existe pas de cantines scolaires, ils viennent avec   leurs gamelles de Tô , et mangent avec leurs doigts cette préparation , dans la cour de l'école.

Le riz
Le riz est une céréale très utilisée dans la cuisine traditionnelle. Cuit à la vapeur ou dans l’eau, il est souvent servi avec une sauce à base de pâte d’arachide épicée. On le fait aussi revenir dans l'huile qui a servi à cuire la viande, c'est le “riz au gras”. Le riz constitue aussi la base de certains plats, mais c'est une céréale plus coûteuse que le mil. (excepté en période de soudure où les spéculations sur le mil lui font atteindre un prix supérieur à celui du riz).

Boissons

Le Bissap : Pour un litre de Boisson   de tisane d'hibiscus Prendre l'équivalent d'une tasse à thé de fleurs d'hibiscus séchés par litre d'eau.
½ litre de jus d'ananas
3 cuillères à café de gingembre.
1 sachet de sucre vanillé.
Mettre au frais.
Cette boisson est très prisée des Burkinabés.
Les fleurs d'hibiscus se trouvent dans les magasins biologiques en France.
La bière : fait office de boisson nationale. Les blondes Sob.b.bra et Brakina sont brassées au pays. La Flag vient du Sénégal. On trouve de la Guinness chez les Burkinabés plus aisés.
Le jus de tamarin : jus de fruit très bon pour la digestion.
La bière de mil ou “dolo” : boisson fabriquée à partir d’épis de mil rouge et servie dans une calebasse.
Et bien sûr les “sucreries” telles que Coca, Fanta...

 

 

 

marmites

   
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  Climat, températures et végétation
   

Le pays appartient à ce qu’on appelle communément la zone soudanaise de type tropical, à part le nord qui est une zone sahélienne. Il y a deux saisons distinctes : la saison sèche, qui dure environ 8 mois, et la saison des pluies (l’hivernage), qui dure de mi-juin à mi-octobre. Les mois les plus chauds sont mars, avril et mai, où la température dépasse facilement les 40°C. Pendant la période fraîche (la nuit) et sèche, de novembre à février, souffle un vent d’est agréable : l’harmattan. C’est une période agréable, car tempérée : entre 25 et 30 °C, avec un peu de fraîcheur le soir. C’est sans doute la meilleure période pour un séjour ici.

 
   
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  La perception du nouveau né chez les Mossi
   

D'abord quelques chiffres ; d'après une enquête démographique et de santé du Burkina Faso en 1993, les musulmans s'élèveraient à 56% de la population, les catholiques 17%, les protestants 3% enfin les animistes 24%.
En fait l'animisme se mêle, bien souvent, aux religions officielles et les croyances traditionnelles affleurent en permanence dans les pratiques culturelles (l'animisme Mossi s'est mêlé aux rites modernes, essentiellement l'Islam chez les Mossi du Yatenga)

Conception de l'enfant chez les Mossi traditionnels
Pour A. BADINI dans son ouvrage "La représentation de la vie et de la mort chez les Moose traditionnels de Haute Volta .1973."

"Personne ne peut affirmer que l'enfant qui naît est venu pour toujours, puisque l'on pense qu'il est un KINKIRGA incarné - singulier de KINKERSI, incluant les notions d'esprit et d'ancêtre – dont les exigences et les caprices parmi les hommes sont si difficiles à satisfaire que l'on n'est jamais vraiment sûr de garantir son maintien dans cette forme d'existence. C'est ce qui hypothèque la joie que procure la naissance.
Assimilé d'entrée à un esprit, provenant du monde des forces invisibles, l'enfant apparaît doué des mêmes qualités que l'ancêtre qui participe en lui/ Il dispose alors d'un pouvoir supérieur qui lui permet de résister et de lutter pour sa survie s'il le veut bien.
Les dents constituent le premier élément dur dans "cette boule d'eau" qu'est le bébé et marquent la volonté de l'esprit-génie- de rester auprès des hommes et son renoncement à repartir dans l'autre monde.
Il quitte sa condition "d'eau" sa relation directe avec le cosmos, pour devenir un être social qui s'éloignera de plus en plus de sa mère pour s'insérer dans le cercle plus grand de la famille, puis, du village."

croyance et sevrage
Si les dents apparaissent, d'abord, sur la mâchoire supérieure, cela constitue un désordre. C'est un mauvais signe que l'on soupçonne d'entraîner la mort du père si des rites de réparation ne sont pas accomplis.

Cette capacité de l'enfant à agir sur son destin dans les premières années de sa vie s'atténue par l'accès à l'autonomie alimentaire et par la maîtrise du langage. Tant qu'il n'est pas sevré, il n'est pas assimilé à un être humain, mais plutôt à un génie appelé KINKIRGA ;

Le sevrage correspond à une rupture avec le monde des génies. Une fois l'enfant sevré, la maladie ne sera plus interprétée chez lui comme un retour volontaire dans l'autre monde.

Pour A. BADINI (Naître et grandir chez les Mossis traditionnels- Ed. Sépia ADDB 1994) toutes les actions des parents sont orientées pour satisfaire l'enfant, et, la peur de faire une bêtise est permanente : ceci est rapporté à des obligations et des interdits alimentaires.

 

enfants mossi

   
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  L'histoire de Salif
   

Vous trouverez ici les péripéties d'un enfant atteint d'un lymphome de Burkitt, histoire rapportée, il y a peu, par notre amie Véronique qui aidait notre ami le Docteur ZALA au Centre Persis Burkina à Ouahigouya.

D'origine burkinabaise, la famille de Salif s'installe en Côte d'Ivoire à Sanhoukro département d'Aboisso. C'est là que naît Salif. Il a 6 ans, et, il y 2 mois et demi, il commence à souffrir de douleurs dentaires.

Ses parents en ignorent la cause et lui donnent des calmants. Chers, très chers, comme tout ce qui touche à la santé en Afrique. Salif souffre toujours, son père l'emmène alors au dispensaire de son village. L'infirmière donne des médicaments et Salif rentre à la maison. La douleur est toujours insupportable et le visage de l'enfant enfle de plus en plus, il ne peut déjà plus fermer la bouche. Le père décide de le conduire dans un dispensaire plus grand et plus loin, très loin, du village.

Cette fois le mot cancer est prononcé, une tumeur s'est développée. Il fait faire des radios dans un autre dispensaire. Leurs coûts est de 300 000 FCFA (457 €) alors que le salaire moyen, en Afrique est de 80 000 FCFA (122 €) lorsque l'on a de la chance d'avoir un salaire fixe. La famille était loin de disposer de cette somme. La famille ayant déjà dépensé 75 000 FCFA (114 €) en médicaments.

Le père envisage, alors, de rentrer dans son village lorsqu'une personne lui conseille d'aller voir un tradipraticien à Nagreongo au Burkina. Le tradipraticien, en Afrique, est une personne qui soigne selon les traditions et croyances avec des plantes. Il existe, encore, une grande méfiance envers la médecine moderne à cause d'un manque de connaissance et d'éducation.

Arrivé à Nagréongo, le père et l'enfant restent 6 jours, période pendant laquelle Salif est soigné par des cocktails basés sur des tiges et plantes diverses et variées. Son état de santé s'aggrave et l'on conseille, alors, au père de cesser ces soins car ils ne paraissent pas appropriés. Salif ne peut plus rien avaler en dehors de l'eau, sa bouche saigne, sa langue est gonflée. En désespoir de cause le père passe à la mosquée pour faire passer une annonce en demandant de l'aide. L'annonce ne donne rien.

Par hasard le père de Salif rencontre le chauffeur qui l'emmene chez le tradipraticien et celui-ci lui propose de le conduire gratuitement à Ouagadougou. Il faut que l'on souligne ce détail compte tenu de ce que cela coûte en Afrique.

A nouveau le père se rend à la grande mosquée de Ouagadougou où le Secrétaire lui remet 5 000 FCFA et l'envoie au Journal "Le Pays". Salif est pris en photo et un article parait pour une demande d'aide de soins.

L'état de l'enfant s'aggrave, encore, Il ne peut plus marcher, les mouches envahissent sa bouche, les tissus nécrosés dégagent une odeur pestilentielle. Désespéré, son père envisage de se rendre dans le village de ses parents au Burkina  considérant que son fils est mourant. Sur les conseils du journall il se rend à l'hôpital Yalgado de Ouagadougou et contacte les services sociaux. L'enfant de plus en plus faible développe, alors une dypsnée (difficulté respiratoire). Voyant la fin de son fils de plus en plus proche, le père décide d'utiliser ses 5 000 FCFA pour rentrer dans le village de ses parents afin que Salif s'éteigne près des siens. Tandis qu'il attend le bus, un homme lui parle et lui conseille de se rendre chez le docteur Zala à Ouahigouya  ; peu convaincu, le père hésite puis tente le déplacement. Arrivé sur la route à Yaco, il rencontre un ancien ami qui le reconnaît et décide de l'aider. Il accompagne Salif et son père au Centre médicalisé Pédiatrique Persis où le docteur Zala prend immédiatement l'enfant en charge.

Après avoir subi une biopsie à l'Hôpital, Salif fait une hémorragie dont il faillit mourir. Le retour au Centre pédiatrique fût douloureux, ne sachant pas si l'enfant allait supporter le trajet mais, il est résistant. Le résultat de la biopsie annonce un Lymphome de Burkitt.

Enfin l'aide demandée par le journal aboutit et les services sociaux rendent visite à Salif, devant l'état de l'enfant, la prise en charge par chimiothérapie est accordée.

C'est une "petite histoire" d'enfant d'Afrique parmi beaucoup d'autres où les équipes médicales flirtent en permanence avec la mort et se battent pour la vie si courte soit-elle. Actuellement l'espérance de vie de Salif est de 6 ans maximum s'il supporte le traitement dont il a la chance de pouvoir bénéficier. Mais les autres…

 

 

   
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  Le forum des Droits de l'enfant a permis d'envoyer 8 kg de fournitures à l'école de Sananga
   

Fin novembre 2005, nous avons participé au forum des Droits de l'enfant organisé par la Mairie de Briis-sous-Forges qui se faisait l'écho de la Journée internationale des Droits de l'enfant pour faire connaître la Convention ratifiée par 192 pays (sauf les USA et la Somalie) le 20 novembre 1989.
Parents et enfants participent au droit d'entrée sous la forme de l'apport en petit matériel scolaire, au profit de l'école de Sananga, banlieue de Ouahigouya.
L'association Persis Essonne a recueilli 8 kg de crayons, gommes, règles, crayons de couleurs, marqueurs, cahiers, feutres, etc. Nous les avons envoyé par l'association Aviation sans Frontières.
Madame Aïssata Zala a réceptionné ce matériel qu'elle a remis à Monsieur Ouedrago Seni, directeur de l'école de Sananga.
> cliquez ici pour voir sa lettre de remerciement.

 
timbres du Burkina Faso
   
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L’association Persis Essonne sur le net

   

Aujourd’hui, le site internet de Persis Essonne, est en ligne. C’est un site d’actualité, clair et accessible, pour faire connaitre au plus grand nombre nos actions et projets en réponse à de multiples problèmes de santé au Bukina Faso et plus particulièrement dans la province du Yatenga.

• Un site d'actualité : La première page du site sera remise à jour régulièrement, afin de tout connaître de l’actualité des problèmes de santé au Burkina Faso, du Centre Médicalisé Pédiatrique Persis-Burkina et sur l'association en général.

• Les objectifs de notre site :

  - Créer un lien permanent et réciproque entre l’association, ses adhérents, ses amis/sympathisants et un réseau de personnes touchant au milieu hospitalier.
 
- Diffuser les actions de Persis Essonne comme :
  • L’aide apportée au Centre Médical Pédiatrique Persis-Burkina situé à Ouahigouya (centre de soins pédiatriques à but non lucratif destiné aux familles les plus démunies dans un pays considéré comme un des plus pauvres de la planète).
  • L’aide apportée au docteur Lassara Zala dans sa lutte contre des maladies endémiques qui sévissent dans cette province (la malnutrition, le paludisme, le sida, …).
  - Offrir un espace ludo-éducatif aux parents, enseignants, éducateurs, animateurs intéressés par nos actions, l’Afrique et le Bukina Faso, afin de mieux faire connaître un pays attachant, ses coutumes et sa population aux ethnies diverses.
  - Permettre aux professionnels de la Santé d’obtenir des informations et d’échanger leur connaissances.

• Un site facile à consulter : On peut accéder dès le premier niveau de lecture aux rubriques suivantes :

  - Découvrir Persis Essonne : l’association, son histoire, ses actions, ses réalisations et ses projets.
  - Agir avec Persis Essonne : adhérer, faire un don, aider l’association et entrer en contact.
  - Visiter Ouahigouya : découvrir la ville de la province du Yatenga où est implantée Persis Essonne et s’informer sur les problèmes de santé spécifiques à cette région.
  - Infos en vrac : découvrir le Burkina et l’Afrique ou approfondir ses connaissances au travers de recettes, livres, films, articles, faune, flore, informations diverses, ...
  - Espace des professionnels de la Santé : permettre aux professionnels de la Santé d’obtenir des informations plus spécifiques aux migrants africains.
  - Espace presse : permettre aux journalistes d’obtenir des supports (logos et communiqué de presse) pour leurs articles.
 

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